top of page

🔍 Zoom sur un cas d’accompagnement TĂ©moignage d’une expĂ©rience vĂ©cue, au cƓur de la relation humain–chien. Atlas n’a pas grandi seul, ses humains non plusđŸŸ

  • Photo du rĂ©dacteur: Steve - Ani'coach
    Steve - Ani'coach
  • 15 janv.
  • 3 min de lecture

Atlas 4 mois

Atlas n’a pas grandi seul, ses humains non plus. đŸŸ

Je partage aujourd’hui avec vous une histoire rĂ©elle.

Pas un “avant/aprùs” spectaculaire.

Pas une recette miracle.

Mais un chemin d’accompagnement, avec ses doutes, ses ajustements, ses prises de conscience
 et ses effets durables.


Un jour, une cliente m’écrit ce message :

« J’en viens Ă  redouter de le promener.

Alors que pour moi cela doit ĂȘtre un moment agrĂ©able autant pour lui que pour moi
 »


Quand je lis ces mots, je ne vois pas un problĂšme de longe.

Je ne vois pas un chiot “qui mord”.

Je vois surtout une humaine fatiguĂ©e, inquiĂšte, qui commence Ă  douter d’elle-mĂȘme.


Et trĂšs souvent, c’est prĂ©cisĂ©ment Ă  cet endroit-lĂ  que commence le vrai accompagnement.


Atlas est un jeune Rottweiler. Un chien puissant, impressionnant pour beaucoup
 mais en réalité profondément sensible.

DÚs chiot, certains signaux étaient déjà là :

  • un manque de confiance en lui,

  • une prudence marquĂ©e,

  • une hĂ©sitation face aux nouveautĂ©s.


Chez un chien de ce gabarit, ce n’est jamais anodin.

Un manque de confiance, s’il n’est pas pris en compte, peut plus tard se transformer en Ă©vitement, en comportements de contrĂŽle, ou en rĂ©ponses Ă©motionnelles trop intenses.


TrĂšs tĂŽt, l’enjeu a Ă©tĂ© clair :

👉 sĂ©curiser Ă©motionnellement,

👉 poser un cadre cohĂ©rent,

👉 faire de la prĂ©vention plutĂŽt que de la correction.


Avant de me contacter, la famille avait pourtant fait ce que font beaucoup de gens responsables :

Mais les rĂ©ponses obtenues venaient essentiellement d’approches trĂšs traditionnelles, nourries d’idĂ©es reçues sur le Rottweiler :

  • “il faut s’imposer”,

  • “il faut jouer Ă  la bagarre”,

  • “mettre les mains dans la gueule”,

  • “limiter les contacts sociaux”,

  • “le chien doit se tourner exclusivement vers l’humain”.


Intuitivement, quelque chose ne collait pas.

Et cette intuition était la bonne.


Ils ont écouté ce ressenti
 et ont cherché un autre regard.


Quand j’interviens, on reprend les bases.

Comme avec tous les chiots.

Comprendre avant d’agir.

Observer avant de corriger.

Structurer le quotidien, les interactions, les réponses humaines.

Les choses avancent.

Pas de miracle.

Mais une évolution normale, vivante, imparfaite.


Puis arrive l’adolescence.


Avec elle, les fluctuations :

  • excitation en balade,

  • prises de longe,

  • morsures,

  • dĂ©bordements Ă©motionnels,

  • fatigue mentale chez les humains.

La promenade, censĂ©e ĂȘtre un moment agrĂ©able, devient source de tension.

Et quand l’humain commence à redouter ce moment, ce n’est jamais anodin.


Le doute s’installe :

Est-ce que je fais bien ?

Est-ce que je m’y prends mal ?

Est-ce que ce chien est fait pour nous ?


Atlas, Adolescent


À ce stade, une chose devient Ă©vidente :

Atlas n’est pas le vĂ©ritable sujet.


Il y a autre chose qui se joue dans le systĂšme :

  • une distance Ă©motionnelle qui s’est installĂ©e chez Monsieur,

  • une comparaison silencieuse avec un ancien chien,

  • un deuil encore prĂ©sent,

  • de la fatigue,

  • des tensions dans le couple,

  • une Madame trĂšs investie
 parfois trop seule Ă  porter la relation.


Atlas, lui, fait ce que font les chiens :

il absorbe l’ambiance, il tente de s’adapter, il exprime, Ă  travers ses comportements, ce que le systĂšme humain n’a pas encore stabilisĂ©.


À partir de là, le travail change complùtement de nature.

Ce ne sont plus des rendez-vous “sur le chien”.

Ce sont des rendez-vous avec les humains.

On travaille :

  • l’alignement du couple,

  • la place de chacun,

  • la cohĂ©rence des rĂ©ponses,

  • la rĂ©intĂ©gration progressive de Monsieur dans la relation,

  • l’acceptation du chien tel qu’il est, et non tel qu’on aurait voulu qu’il soit.

👉 Ce n’est pas Atlas que j’ai accompagnĂ©.

👉 Ce sont ses humains.


Parce qu’un chien n’est jamais qu’une consĂ©quence :

  • des choix humains,

  • du cadre proposĂ©,

  • de l’environnement,

  • des rencontres,

  • et parfois d’évĂ©nements que l’on ne maĂźtrise pas.


Et quand les humains commencent à s’aligner, quelque chose change.

Le chien se détend.

Les comportements deviennent plus lisibles.

La pression redescend.

La relation s’apaise.


Atlas n’est pas devenu “parfait”.

Et tant mieux.

Mais il est mieux compris.

Mieux entouré.

Plus sécurisé émotionnellement.

Et surtout : le foyer est redevenu soutenant.


Si je partage cette histoire aujourd’hui, ce n’est pas pour montrer un “rĂ©sultat”.

👉 Un vĂ©ritable accompagnement ne consiste pas Ă  corriger un chien.

👉 Il consiste à accompagner une famille.

👉 Le chien est le fruit des dĂ©cisions humaines, du cadre, de l’information
 ou du manque d’information.


Ce que l’on peut toujours faire, en revanche, c’est :

  • s’informer,

  • comprendre,

  • anticiper,

  • se faire accompagner correctement.


C’est ça, la prĂ©vention.

Et c’est souvent ce qui fait toute la diffĂ©rence, sur le long terme.


đŸŸ

Steve – Ani’Coach



Site internet : https://www.anicoach.fr/


Steve, Ani'Coach,

Educateur & Comportementaliste,

Coach en relation Humain Chien & Chat,

Formateur


Tout droits réservés, texte ©Ani'Coach





 
 
Sans titre - 2.png
Haut de page.png
Youtube.png
Instagram_icon.png

Politique de confidentialité

bottom of page